Honteux plagiat !

Et non, je n’hésite pas à dénoncer un plagiat ignoble. Mais qui a plagié l’autre ?

Serge Ernst ou moi ? La question reste posée.

En réalité, mon ami Serge Ernst m’a envoyé un montage de la proposition de couverture de son prochain album à laquelle il a accolé la couve du prochain Brian Bones.

Sans s’être concertés, nous sommes arrivés à des dessins très semblables. C’est étonnant d’autant que nos BD sont très différentes l’une de l’autre. Je crois à la transmission de pensée, à la décorporation, je crois que l’un de nous deux a visité l’atelier de l’autre en traversant une sorte de 4ème dimension. Nous habitons quand même à 1300 km l’un de l’autre. Si quelqu’un a une explication rationnelle… Ou pas, elle sera la bienvenue. J’avoue que depuis 10 jours, j’invoque les esprits et j’attends la visite d’ectoplasmes avec fébrilité.

Vous ne verrez pas cette couverture de Serge Ernst, ce n’est pas celle qui a été retenue en finale. Dommage ça aurait été marrant.

En bonus, je vous offre en plus une photo du week-end de tournée que nous avons clôturé par une promenade en Ford 1949 dans Paris. La Ford est celle de Thierry Dubois et j’étais avec lui et Jean-Luc Delvaux.

couv-georges-bones-baz

Ford-1949

La chute revisitée par des auteurs BD. À ne pas manquer !

Pour compléter mon précédent post qui bat des records de vues ( tant mieux) et y apporter une note d’humour,  je voulais vous faire partager cette video qui détourne le film: « La chute » où on voit les dernier jours d’ Hitler dans son bunker. Moi ça m’a fait mourir de rire !

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La vision de cette vidéo  ne doit pas vous empêcher d’aller lire l’article précédent qui reste d’actualité: « Grève des auteurs ! »

Grève des auteurs !

Aujourd’hui, exceptionnellement pas d’images !

Aujourd’hui, 31 janvier, à Angoulême, les auteurs se mettent en grève. Ceux qui ne sont pas à Angoulême sont appelés à arrêter le travail également. C’est ce que je fais.

Pour ce qui me concerne, encore étudiant je m’intéressais déjà au statut des artistes… Qui n’existe pas pour nous. Depuis, et ça fait quelques décennies, avec La SCAM, les différentes sociétés d’auteurs, l’Upchic (créée par Yvan Delporte) nous n’avons cessé d’interpeller nos politiques afin d’obtenir un statut. Maintenant que je suis plus proche de la retraite ( qui par parenthèse sera microscopique), que du début de carrière, je suis obligé de constater que les choses n’ont pas changé et qu’elles se sont même aggravées.

J’ai toujours conservé plusieurs courriers de femmes et d’hommes politiques qui nous assuraient que cette question allait être réglée.

Mon oeil !

Tout le monde s’en fout, sauf quand il faut venir inaugurer un festival et s’enorgueillir de ce patrimoine fabuleux qu’est la BD en Belgique. Donc, pas de statut d’artiste pour les auteurs de BD. Une population entière sans statut… Mais est-ce bien normal ? Serions-nous des sous-hommes (femmes) ? Serions nous si insignifiants ?

Je me souviens d’un homme politique qui nous faisait le gros doigt en assénant: « Mais, vous n’imaginez pas que vous allez avoir un statut particulier, quand même ? » Et pourquoi pas ? Un parlementaire, un fonctionnaire, un salarié, un ouvrier, un indépendant… Tous ont un statut particulier.  J’en viens à me demander si, nous n’aurions pas intérêt à porter ce problème à la cour européenne des droits de l’homme. Peut-être qu’enfin nous serions entendus.

Mais cette grève des auteurs ne concerne pas que la reconnaissance via un statut. Non, non, non!

Ahhh, la BD, quel beau métier ! Oui, ça on n’en disconvient pas. Mais un beau métier qui se précarise à vitesse grand V depuis des années. La plupart des auteurs » vivent » avec l’équivalent d’un salaire minimum, le SMIC, quoi.  Pour beaucoup d’entre eux, ce n’est même pas le cas, on parle d’auteurs qui vivent sous le seuil de pauvreté. et pourtant dans le monde de l’édition, la BD est en progression et réalise des chiffres d’affaires à faire pâlir oncle Picsou himself … Mais les auteurs n’ont droit, bien souvent qu’aux picaillons. Moins d’un euro sur la vente de leurs albums, le travail n’est plus payé, le prix à la planche (prix de la réalisation du travail) est passé sous forme d’avances (pourcentage sur les ventes) sans cesse rabotées, pourcentages de plus en plus faibles, et je ne parle pas des festivals où les auteurs sont les seuls à ne pas être payés… J’en passe et des meilleures. J’ai entendu des organisateurs dire » Si on commence à payer les auteurs, on ne fera plus de festival », ben ok, pas de problème. Vous connaissez beaucoup de professions qui bossent gratis ? Moi pas.

Dans le milieu de la BD, nous nous retrouvons bien souvent face au pire des systèmes capitalistes. Dans une interview, j’ai entendu un jour Claude de Saint Vincent dire que ce sont les auteurs qui parlent de droits d’auteur, pas les éditeurs, eux n’avaient pas de problème avec ça. Sans rire ? Quelle surprise !

En fait, les rémunérations sont calculées en terme de rentabilité, ok, pas de problème. Mais c’est l’auteur qui vient toujours en bout de course jouer les variables d’adaptation.

Tiens, une simple petite information: le gouvernement précédent, qui nous avait promis un regard bienveillant sur nos revendications, s’est empressé de nous raboter 60% de nos droits de reprographie (Droit perçu sur la reproduction de nos dessins) sous la pression de HP. Et tout ça en nous assurant, la gu…. enfarinée que nous ne perdrions rien. Retirez 60% des revenus de n’importe quel catégorie de travailleurs, vous allez voir le bordel!

Nous on n’est pas super nombreux c’est plus compliqué de faire la révolution.

J’ai travaillé en indépendant pendant quelques années pour des services culturels. Là aussi, force est de constater que le manque de connaissance du milieu de la BD, les petits arrivismes et arrangements politiques laissent peu de place à une véritable politique culturelle. Le professionnel est toléré et sert surtout de caution auprès de ses collègues.

Il ne suffit pas de mettre quelques panneaux de Spirou à l’entrée de Charleroi, quelques statues par ci par là pour que la BD soit reconnue. Il faut aussi du respect.

« Sans autrices et auteurs, pas de BD ! »

Je suis très heureux, après tant d’années, de constater qu’enfin les auteurs veulent s’unir, du moins en France. L’AbBD (Académie belge de la Bande Dessinée) vient de voir le jour en Belgique, espérons que ça va bouger également.

Pour en savoir plus, voici un article de ActuaBD:

https://www.actuabd.com/Angouleme-2020-greve-des-auteurs-le-vendredi-31-janvier

ici sur Mediapart:

https://blogs.mediapart.fr/edition/bdleaks/article/210120/christelle-pecout-angouleme-2020-le-snac-bd-appelle-les-auteurs-debrayer

Et pour compléter, voici un article  qui concerne les pensions des artistes, ça se passe en France, mais ça démontre bien le peu de considération  pour les artistes.

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/carriere/vie-professionnelle/retraite/video-pendant-40-ans-la-securite-sociale-des-auteurs-a-oublie-de-prelever-les-cotisations-retraite_3806259.html?fbclid=IwAR0SDZeTHryc7ERDJF-UMnzRsq7RDYWCysVbXccgtH97dvF4TLDKlemVZL0

Quand on parle de compétences !!!

Et une chanson de Félix Leclerc: Richesses.

 

Une belle surprise

Une belle surprise, oui.

J’ai reçu un scénario pour les deux dernières planches de « L’alibi de W-C Williams » et ce scénario est très proche de ce que j’avais écrit à l’époque. C’est proche au point que je me suis demandé comment il avait pu voir cette BD!

Le scénariste est Jacques Schrauwen, critique que j’apprécie pour son éclectisme et sa franchise. Pour exemple cette chronique sur le dernier festival d’Angoulême:

https://www.rtbf.be/info/dossier/chroniques/detail_angouleme-2019-une-chronique-totalement-incorrecte-jacques-schrauwen?id=10129662

Vous pouvez d’ailleurs découvrir ses chroniques et critiques en cliquant sur cette image:

Capture d’écran 2019-05-13 à 09.43.59

Je ne vous dévoilerai pas encore le scénario de Jacques Schrauwen, mais il prouve déjà une chose, c’est qu’il est aussi un scénariste imaginatif… C’est rassurant pour un critique.

À vous de prouver que vous êtes capables d’écrire également. Une idée, une piste, allez-y sans complexe. Et pourquoi pas un petit storyboard vite torché si vous êtes plus à l’aise avec le visuel?

Êtes-vous scénariste ?

3 pages d l’histoire « L’alibi de W-C Williams » ont été publiées. Il en reste deux.

Plutôt que de les dévoiler comme ça, j’ai envie de vous demander comment vous voyez la fin de cette histoire. Comment l’auriez-vous scénariste?

Qu’est-ce qui va arriver à DON?

Qui est le mystérieux personnage qui semble l’attendre?

Lancez-vous, imaginez et essayez de ne pas tricher!

J’attends votre scénario. Pas besoin de détailler, découper et dialoguer tout, juste de la matière pour deux pages et une finale surprenante! Ce qu’on appelle un synopsis!

Envoyez vos idées et suggestions. Les commentaires peuvent servir à ça ou alors sur l’adresse mail: Lou.smog@gmail.com

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Georges, tu seras à Cheratte- hauteurs, le 9 mars ?

Je tourne beaucoup actuellement sur des festivals et en librairie à l’occasion de la sortie du troisième album de la série Brian Bones. De nombreuses fois, j’ai été interpellé par des lecteurs qui me donnaient rendez-vous ou attendaient de me voir au « festival BD » annoncé à Cheratte-hauteurs. Normal, ils savent que c’est de mon village qu’il s’agit.

Plutôt que de répondre individuellement à chaque fois, et donner des explications que je n’ai pas, je préfère poster un petit mot pour vous dire que:

NON

 je n’y serai pas, je suis désolé.

La réponse au pourquoi est simple:

Je n’ai pas été invité.

Je n’aurais pourtant pas coûté cher en déplacement!

J’ajoute que Stibane n’est pas non plus invité, ni Benjamin Fischer  (mon fils et scénariste), tous deux cherattois, qui sortent un album pour l’instant: « Retour en Calabre » et auxquels la question a également été posée par des lecteurs.

Ceux qui veulent me rencontrer seront  les bienvenus dans les manifestations et  les librairies où je suis invité et me rendrai prochainement. J’annoncerai les dates et les détails sur ce blog.

Georges

 

Un beau prix pour ARRAIGO en Guadeloupe

La BD ARRAIGO publiée à « La Boîte à Bulles » a remporté le prix de la meilleure BD de reportage de l’année.

14 élèves de 2de Pro Systèmes électroniques Numériques du lycée Gerty Archimède de Morne-à-l’Eau et 12 élèves de 2de Pro Esthétique du Lycée de Port-Louis en Guadeloupe ont participé au 1er Prix Charles-Henri Salin qui récompense la meilleure BD reportage de l’année.

Ils ont choisi à une écrasante majorité ARRAIGO!
 
Le sujet évoqué dans la BD est très peu traité et ce choix des lycéens a ravi tout le monde.
Benjamin et moi, partirons donc en Guadeloupe le 6 juin pour aller recevoir ce prix et participer à plusieurs manifestations, rencontres et animations autour de la BD.
Dire que nous en sommes enchantés serait peu dire. Enchantés pour nous, pour le voyage et pour notre éditeur qui continue à braver les difficultés et à publier nombre de beaux albums et d’albums utiles. 
Pour vous remettre en mémoire le sujet de ARRAIGO, vous pouvez retrouver un article sur ce blog ou cliquer sur l’image ci-dessous.

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